La nature à Brassac

L’initiative citoyenne a favorisé la constitution de plusieurs groupes de travail, parmi lesquels un groupe consacré au thème de “la nature à Brassac”. Voici quelques réflexions issues de notre première réunion…

L’eau

L’eau que l’on boit
Nous avons constaté notre ignorance quant à la situation : quel est l’état des réserves naturelles ? Y a-t-il ou non adjonction des eaux de ruisseau (Roc ?) ? Comment se fait le traitement ? Quels problèmes rencontre le SMDEA ?
Il faudrait commencer par une rencontre avec le SMDEA. Celle-ci devrait être ouverte à tous et être le début d’une réflexion sur la situation de l’eau et des sources.

Les sources
Il faudrait en retrouver le plus possible : il y aurait besoin du concours de tous pour trouver les personnes et les documents qui en parlent. Une fois faite cette première recherche, il faudra les cartographier et trouver comment les protéger.
Il faudrait aussi réhabiliter si nécessaire les fontaines, les abreuvoirs, et autres bâtis en rapport avec les sources.

La consommation
Une proposition pose bien le problème : ne pourrait-on différencier un prix de l’eau, minimum, pour les besoins vitaux et un autre, que l’on voudrait plus cher, pour les utilisations de confort (piscine, etc) ? Bien sûr cela pose la question des seuils et des usages, mais c’est une bonne façon d’aborder le problème de notre consommation.
Par ailleurs, il faudrait réfléchir à permettre le recours de tous à une eau non potable pour arroser (pluie, source, ruisseau). On pourrait imaginer un achat groupé de récupérateurs d’eau de pluie à l’échelle de la commune, qui permettrait de faire baisser les prix (on a à nouveau évoqué cette possiblité concernant des panneaux solaires thermiques).

Les forêts

Le constat de notre ignorance est semblable :
y-a-t-il des bois communaux, où, combien ? Connaît-on précisément la part de bois privés auxquels les propriétaires, absents de la commune, ne s’intéresseraient pas ? Quelles sont les politiques et les pratiques des forestiers, privés ou publics ?
Comment a évolué la forêt ces dernières années ? Y a-t-il des conséquences des sécheresses et changements climatiques ? Lesquelles : des espèces en difficultés et d’autres qui prennent l’espace, développement de maladies, présence renforcée de certains insectes ?
Là aussi il semble nécessaire de commencer par un état des lieux, pour ensuite voir en fonction des besoins comment aider la forêt à résister (de nombreuses personnes et organismes avancent des pistes sur le sujet).
Il faudrait aussi se poser la question de ce qu’on pourrait imaginer comme équilibre à venir entre la forêt et les hommes. Un équilibre qui tienne compte de différents besoins : regagner un peu d’espace sur la forêt; laisser des espaces sauvages (ou presque…); en partager d’autres en alternant des bandes cultivées (vergers, céréales, apiculture, petit élevage) et des zones sauvages.
Enfin, on devrait chercher comment améliorer l’accès de chacun au bois de chauffage, rendu souvent compliqué par manque d’outils et accessibilité difficile des parcelles. Si les habitants pouvaient davantage faire leur bois, cela permettrait aussi un meilleur entretien des parcelles, et une meilleure connaissance par chacun de la situation.

Faune, flore

Nous avons survolé le sujet par manque de temps et d’information particulière.
Il reste qu’il faudrait aborder certains sujets dont nous sommes nombreux à parler, et qui donnent lieu à des analyses différentes : la forte présence parfois très près des villages des cervidés, et aussi des sangliers; la protection de certaines espèces; la connaissance des plantes dites « envahissantes »; notamment. Nous avons aussi évoqué la nécessaire prévention de la maladie Lyme.

Pollution

Pareillement, sujet survolé.
Rappel des conclusions du questionnaire : améliorer le tri / créer des dynamiques au niveau communal pour moins consommer de plastique (notamment).
Survol des questions d’assainissement : on retrouve la nécessité d’un état des lieux des pollutions en cours, notamment par rejet direct ou indirect dans les ruisseaux. Tout aussi nécessaire serait la présentation précise des différentes solutions techniques, les situations auxquelles elles se prêtent, leurs qualités et défauts (du tout-à-l’égout aux filtres plantés).